felix klopotek / jazzthetik:
...in die gleiche kerbe schlagen bzw. die gleichen saiten streichen die
'bogengaenge', 1994 eingespielte kontrabassduette der beiden labelbetreiber.
auch dafeldecker und fussenegger erarbeiten sich eine unmittelbarkeit, die den
blick freigibt auf das prozessuale der musik, ihr binnengeflecht. sie drehen aber
die andere seite der verdichtung hervor: fragmentaritaet, aussparung, stille,
gelassenheit. zu hoeren, wie sie diese zustaende fließend spielen,
ist atemberaubend - denn das atmen ist bisweilen lauter als die musik.
philippe renaud / improjazz:
parfois, le facteur apporte dans la boite aux lettres d`étranges objets.
lorsqur 'bogengaenge' est arrivé, puis a été posé
sur ma platine, les premierès secondes d'écoute m'ont fait comprendre
que j'avais effectivement à faire à une curiosité. deux contrebassistes,
d'un coup, sans rien d'autre, vous pensez ! et puis, en écoutant plusieurs
fois ce disque, je me suis fais une opinion. décidemment, ces deux autrichiens
bien téméraires possédaient un charme grandissant. bien sûr,
ce n'est pas évident. et puis, au fur et à mesure, on va puiser
dans des références, ses souvenirs (facilement remémorables)
de musiques aussi extrèmes des noms apparaissent (derek bailey, barry guy,
phil wachsmann...) des gens qui pratiquent déjà cette approche irrationelle
parce que non-commerciale de l'instrument, utilisée pratiquement à
l'inverse de sa destination. il semble d'ailleurs que le but avoué des
deux musiciens se trouvent là: ne pas proposer le courant, le quotidien,
mais, comme ils l'écrivent, aller voir ce qu'il y a entre deux pôles
bien établis; par exemple, entre deux oreilles. le son a une importance
énorme dans ce disque, parce qu'il n'est pas parce que les deux musiciens
jouent de la contebasse qu'il faut immédiatement s'attendre 1) à
une imitation caricaturale 2) à une pâle copie de, au hasard, peter
kowald...non. werner dafeldecker et uli fussemegger ont une vision assez particulière
de la muique improvisée en utilisant (et cela est bien volontaire), un
des instruments les plus difficiles quit soit. le voyage qu'ils proposent pendant
52 minutes mérite entièrement votre attention.